Vie et mort des épidémies

Comment pourrait évoluer l’épidémie de coronavirus ? Dans les premiers pays frappés, la Chine et la Corée du Sud, où des mesures strictes ont été prises, elle a battu son plein pendant une période de deux à trois mois. 

Elle a atteint son pic entre le premier le deuxième mois, avant de refluer sous l’effet des mesures drastiques prises dans les deux pays, confinement extrême en Chine et dépistage systématique en Corée du Sud.

Sur le plan mathématique, le reflux commence à partir du moment où le taux de contagiosité (R) passe en dessous de 1, à savoir quand, en moyenne, un malade en infecte moins d’un. C’est ce qui est arrivé dans nos deux exemples.

Mais ce n’est pas parce qu’une épidémie reflue qu’elle est terminée. Elle peut repartir de plus belle. Ainsi, la grippe espagnole, au lendemain de la Première Guerre mondiale, a connu trois vagues avant de s’éteindre.

Comment meurent les épidémies ? Dans certains cas, elles disparaissent en raison de leur extrême virulence qui les conduit à détruire leur terreau, les populations où elles prospèrent. Dans d’autres, elles s’affaiblissent du fait de l’immunisation progressive du public. Dans la plupart, elles s’essoufflent sans explication connue.